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 Rivières à découvrir en Suisse

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karine73
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MessageSujet: L’ Aar séduit et rafraîchit celui qui sait prendre son temps   Ven 08 Juil 2011, 20:42

L’ Aar séduit et rafraîchit celui qui sait prendre son temps à Berne
(Source 24 Heures.ch)

Du parc aux ours au quartier du Marzili, l’élégant cours d’eau qui traverse la capitale invite à la flânerie, à la contemplation et au bain original.

Une rivière qui traverse une ville, c’est déjà beau, mais une rivière comme l’Aar qui traverse une ville comme Berne, alors là, c’est le rêve. Si vous voulez joindre la ville à la nature, l’été à la fraîcheur, foncez à Berne, et descendez jusqu’à la fosse aux ours, pardon jusqu’au parc aux ours, pour entamer là une balade qui vous laissera le plus frais des souvenirs.

Les ours, s’ils sont bien lunés, s’ils ont décidé de se baigner et de bouger leur gros postérieur, offrent le premier spectacle de la journée. Pour mettre les enfants en forme, c’est l’idéal. Si les grosses bêtes se reposent, vous les verrez sans doute au retour, quand vous reviendrez auprès d’eux l’esprit tout plein de jolies images. Tenez, une première chose, à laquelle bien des promeneurs ne font même pas attention: il y a moyen d’observer assez facilement le long de l’Aar un oiseau étonnant, le cincle plongeur.

L’oiseau qui marche sous l’eau
Il ressemble à un merle, mais arbore un beau plastron blanc. Si vous l’apercevez qui se dandine au bord de l’eau, prenez le temps de découvrir son manège: il met la tête sous l’eau, il y plonge tout entier, dans les secteurs très clairs vous pouvez même le voir marcher sur le fond, en quête de toute une microfaune dont il se régale. Vous apercevrez aussi, plus commun mais intéressant, le héron cendré.

Et à la surface de l’eau, les gobages des poissons qui profitent de l’été à leur manière. Sous les grands arbres, vous marchez vingt minutes et vous arrivez à des rapides artificiels où vous aurez le choix entre: regarder les pêcheurs, boire un verre sur une des terrasses, apprécier le paysage, observer les joueurs de boule sous les platanes, discuter avec les gens qui s’apprêtent à partir en zodiac pour deux à trois heures de descente de l’Aar, sur une quinzaine de kilomètres.

Le bébé et l’octogénaire
Jean Stalder, patron de l’entreprise Marina Travel, accueille sur ses embarcations des gens de tous âges, le record appartenant dans un sens à un bébé de 6 semaines, dans l’autre sens à une dame de 86 ans. Il y a un guide et dix passagers par bateau. On peut même, pour ceux qui assurent vraiment, nager à côté du zodiac. Il y a trois jours, la température de l’Aar était de 19 degrés.

Si le cincle plongeur met les pattes et les plumes à l’eau en toutes saisons, car il faut se nourrir et nourrir les petits, le Bernois plongeur, lui, adore les bains du Marzili en été. A même pas une demi-heure de marche du parc aux ours, aux pieds ou presque du Palais fédéral, il y a la piscine, mais surtout il y a l’Aar, et dans l’Aar il y a plein de baigneurs qui se laissent porter par le courant, sans jamais oublier de revenir à temps vers le bord pour y rejoindre les escaliers.

C’est réservé aux bons nageurs, mais c’est fou ce qu’il y a de bons nageurs! Et c’est fou ce que Berne est une ville faite pour l’été. Dire que tout cela, c’est chez nous, que c’est notre capitale, là, qui nous tend ses eaux vives, sa vieille ville, son âme, son histoire, son charme.

Pratique
Y aller Se rendre en train à Berne est un bon plan, surtout en été. Et puis marcher de la gare jusqu’à l’Aar, jusqu’au parc aux ours, est un régal. Arcades, terrasses, coups d’œil sur des maisons merveilleuses: on ne voit pas les quelques centaines de mètres passer. Et tiens, sous les arcades,
justement, pourquoi pas un petit arrêt au 49 Kramgasse, où a vécu un certain Albert Einstein (pas besoin de tout avoir compris de la théorie de la relativité pour faire la visite).

Manger Le pique-nique sur les bords de l’Aar, c’est sympa. Il y a aussi deux restaurants installés sur un site superbe, aux Schwellenmätteli, entre le parc aux ours et le Marzili (bains). Un côté cuisine italienne, un autre cuisine méditerranéenne, avec des fish and chips qui plaisent aux enfants, c’est une halte recommandable. Et il y a les buvettes du côté du Marzili, avec d’autres restaus dans le coin.

Prudence L’Aar est une rivière puissante, avec ses courants et ses pièges. Pour en apprécier les charmes, se conformer aux panneaux d’information.

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MessageSujet: Le Talent dessine ses méandres dans la molasse et la fraîche   Ven 08 Juil 2011, 20:34

Le Talent dessine ses méandres dans la molasse et la fraîcheur
(Source 24 Heures.ch)

La Venoge a son poème, signé Gilles, le Talent mériterait le sien. Car à le suivre entre Montheron et Echallens, sur un sentier inauguré tout récemment, on trouve vraiment matière à louer sa délicatesse et sa douceur. Le sentier pourra paraître trop aménagé, trop lisse, trop parfait à ceux qui rêvent de nature sauvage.

Nous, nous l’avons beaucoup aimé parce qu’il respecte l’environnement dans lequel il s’intègre parfaitement, et parce qu’il permet à des marcheurs de tout âge et de toutes conditions de programmer une longue balade – dix kilomètres environ, aller simple – sans difficulté, sans risques, et pourtant très riche en découvertes.
Et puis, par ces temps de manque d’eau, de sécheresse, c’est en quelque sorte un hommage qu’on peut rendre au Talent en allant le voir de près. Car même si son niveau est bas, il tient bon, il résiste, et dans ses méandres, dans les bois qui proposent leur ombre fraîche, il réserve de jolies surprises.

Petites plages
D’abord, ce sont les nombreuses petites plages, si l’on peut dire, où les enfants pourront se tremper les pieds pendant le pique-nique familial (des places avec tables et bancs sont aussi à disposition). Ici, pas de risque de crue soudaine, pas de courant dangereux. Juste cette poésie tranquille qui invite à la pause. Ensuite, pour celui qui sait regarder, écouter, il y a dans ce paysage toute une vie captivante, particulièrement adaptée, là encore, aux jeunes marcheurs.

Dans l’eau claire, avec un peu d’attention et de discrétion, ce sont les ombres (à ne pas confondre avec les ombles, qui sont eux des poissons de lac) et les truites farios qu’on peut apercevoir. Les ombres se baladent en groupe, la truite est plutôt solitaire. Regardez comment cette dernière, quand elle a vu la silhouette de l’humain s’avancer à découvert, se glisse vivement sous une pierre et devient invisible.

Attendez un peu, vous la verrez ressortir. Regardez aussi comment les ombres se déplacent tous en même temps, guettant leurs minuscules proies dans les courants. Sur fond de molasse, il suffit d’un petit rayon de soleil pour qu’on perçoive en détail la grâce de tous ces poissons qui aimeraient bien voir venir un peu de pluie dans les prochains jours.

Il est bon, il est nécessaire, il est intelligent, tout au long de cette balade, de tenir son chien en laisse, en ne le lâchant que de temps en temps pour une baignade. Car, dans ces forêts, les chevreuils sont nombreux et ils aspirent à une certaine quiétude. Et puis, s’ils ne sont pas dérangés par des chiens qui les poursuivent, ils peuvent apparaître – comme ils l’ont fait pour nous récemment – comme ça, par hasard, surpris eux-mêmes, pour le plus grand plaisir du promeneur.

Les chants d’oiseaux – les merles sont vraiment des artistes! – et un balisage bien C***çu et bien réalisé – pas possible de se perdre – accompagnent le marcheur jusqu’à Echallens.
Où l’on ressent deux envies: remercier les communes qui se sont associées pour que la rencontre avec la nature soit ainsi possible, et inviter le promeneur à la respecter en la découvrant. Les rivières sont nos amies.

Pratique
Le parcours On peut faire le Sentier du Talent dans le sens Montheron-Echallens, dans l’autre, ou aller-retour. L’aller représente dix kilomètres environ. Le sentier n’est pas accessible aux poussettes et chaises roulantes.

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MessageSujet: La Salanfe murmure dans les fleurs    Ven 08 Juil 2011, 20:18

Avant de devenir la Pissevache, la Salanfe murmure dans les fleurs
(Source 24 Heures.ch)

C’est une rivière qui pourrait ne plus exister. A la fin des années 40, avec la construction du barrage de Salanfe – mis en eau en 1952 –, dans une combe reconnue et chantée comme une petite merveille, il avait été question de la capter tout entière et, en fin de compte, d’assécher la mythique cascade de la Pissevache, à Vernayaz.

Heureusement, quelques âmes sensibles et sensées se battirent avec succès pour que la Salanfe ne s’éteigne pas, pour qu’elle coule encore. Certes avec un débit ramené à un murmure, mais au moins elle était sauvée. Plus de soixante ans plus tard, on peut remercier ces écologistes d’avant l’heure: se promener au bord de la Salanfe préservée est un vrai bonheur pour celui qui aime la nature, les fleurs, les roches, la faune.

Le but, quand on part du Camping de Van d’en Haut, c’est d’atteindre le lac de Salanfe, qui se trouve à deux petites heures de marche (compter un peu plus avec des enfants en bas âge) tout là-haut, face au versant sud des Dents-du-Midi. Sur ces gros et vastes rochers qui ressemblent à des dos d’éléphants, qui rappellent la présence des glaciers il y a bien longtemps, la mousse et les lichens, accordés aux plantes vaillantes, créent un paysage d’un romantisme irrésistible.

Il paraît, et le guide de randonnée Thierry Basset le confirme, qu’«il y a dans cette région des traces de dinosaures difficiles à trouver et à remarquer, mais qui sont bien réelles». L’arrivée au lac de Salanfe, après avoir souvent aperçu et parfois longé le torrent – arrêtez-vous, allez en observer de près la microfaune –, se fait dans les fleurs, gentianes, asters, rhodos, quand c’est la saison – mais dépêchez-vous! –, et il se peut même que vous entendiez le chant discret du tétras-lyre si vous passez au bon moment.

Au col du Jorat, pour une petite heure de marche de plus à partir de l’Auberge de Salanfe, ce sont les bouquetins – la colonie comporte de nombreux individus – que vous aurez des chances d’apercevoir. Ah, et si vous aimez la pêche en lac de montagne, vous pourrez tenter de capturer un des gros poissons du lac en payant un permis journalier (30 francs). Mais attention, la tâche est ardue!

Gorges en fête le 23 juillet
Pour tout vous dire, vous pourriez aussi, si vous êtes un marcheur confirmé, entamer cette montée bien plus bas, aux Granges sur Salvan, et emprunter les gorges du Dailley, qui mènent à Van d’en Haut. Des passionnés, des artisans, bénévoles et enthousiastes, les dorlotent depuis vingt ans pour le plaisir du public, qui pourra bientôt s’y aventurer en toute sécurité. Le 23 juillet, aux Granges, ce sera l’inauguration du sentier des gorges.

Dès 9 h, café, artisanat, bénédiction du nouveau tronçon, balades accompagnées: la Salanfe mérite bien toute cette attention, elle qui nous offre la Pissevache en plaine et mille charmes en montagne. A propos, faites une petite halte en toute saison pour admirer la Pissevache, près de Vernayaz. Elle n’est plus la fougueuse qu’elle fut jadis, mais elle reste magnifique, impressionnante, mythique.

Y aller
L’accès De Martigny, monter en direction de Salvan, puis prendre Van d’en Bas ou d’en Haut. Laisser sa voiture près du camping à Van d’en Haut et partir à pied. La montée jusqu’au barrage, raide au début, mais bucolique, est sans danger aucun – escaliers solides et rampe pour le passage pentu – et prend une heure et demie à deux heures.

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MessageSujet: La Baye de Montreux   Ven 08 Juil 2011, 20:02

La Baye de Montreux, un torrent généreux qui voit la vie en vert
(Source 24 Heures.ch)

Entre Les Avants et le chaleureux quartier des Planches, à Montreux, les gorges, les cascades, les rochers et les arbres font du bien à l’âme.


Elle part de tout là-haut, du pied des Rochers de Naye, et elle arrive dans le lac Léman en pleine ville, à Montreux, à quelques pas de la statue de Freddie Mercury.
Pour découvrir la Baye de Montreux, en apprécier les charmes, la poésie, les nuances, la douceur et la force, il faut commencer sa balade aux Avants. Et pour monter aux Avants, ce village à l’atmosphère si attachante, si particulière, si romantique, l’idéal, c’est le MOB, ce train qui semble à chaque fois vous emmener au paradis.

Donc, halte aux Avants. Et pour commencer, petit café au Buffet de la Gare, qui tient le coup au fil du temps et retrouve même un vrai dynamisme. Ensuite, filer en direction de l’église et prendre le chemin qui part sur la gauche, un petit sentier de rien du tout qui, au bout de 100 mètres, vous dépose dans la pente, dans la nature, sur la piste de la Baye de Montreux.

Le premier cours d’eau que l’on voit n’est pas la Baye, mais un de ces torrents de montagne vigoureux qui ne sont jamais secs, même durant les années avares en pluie. Il faut descendre pendant quelques minutes, traverser les mousses et la forêt jusqu’à l’entendre, la Baye. Et la première image qu’elle propose en dit beaucoup sur sa générosité: c’est celle d’une cascade qui tranche net, par sa blancheur, avec le décor très vert, presque exotique. Déjà, ici, on peut aller s’asseoir à proximité, tremper son orteil dans l’eau, le retirer prestement car elle est froide, et savourer ces lieux qui n’ont pas changé au fil des siècles.

Quand on parle de générosité, c’est pour une raison esthétique, mais aussi historique: depuis plus de cent ans, la Baye fournit de l’électricité à la région, et c’est grâce à elle que, de Montreux à Chillon, en 1888, commença à circuler le tramway électrique, premier du genre en Suisse, deuxième en Europe.

Par eau claire, on voit des truites
On repart, on descend vers le Pont de Pierre, vénérable monument historique, en quittant parfois la Baye du regard, mais en la retrouvant toujours peu après. Regardez les rochers arrondis, polis, sculptés par l’eau. Et puis voilà les gorges du Chauderon où, même si le danger n’est vraiment pas grand, il faut prendre garde, surveiller les enfants, assurer ses pas. Regarder. Apprécier.

Les arbres, les fougères, les langues de cerf ou scolopendres – amples plantes d’une texture et d’une couleur fascinantes – jouent les équilibristes, on est baigné dans des tons verts déclinés en toutes nuances. Les jours d’eau très claire, on peut de loin apercevoir, au pied de cascades inaccessibles, des truites qui attendent le casse-croûte dans le courant.

Une heure, deux heures ou plus? La descente jusqu’au vieux quartier montreusien des Planches prend le temps que l’on veut. La Baye donne envie de flâner et, pour lui consacrer plus de temps encore, on peut choisir de la remonter: de Montreux jusqu’aux Avants, c’est raide, on transpire, mais, à l’ombre des roches et des arbres, accompagné par la fraîcheur du torrent, on en oublie presque l’effort. Presque.


Pratique
Le parcours Monter avec le MOB de Montreux jusqu’aux Avants. Le trajet dure une dizaine de minutes. Souliers de montagne conseillés, même indispensables. De là, c’est facile, on prend un sentier bien indiqué «Gorges du Chauderon», qui mène forcément à Montreux. Compter une heure au moins pour les marcheurs rapides, deux heures ou plus, ou une journée si on veut, pour les contemplatifs ou (et) les familles qui pique-niquent en route. Renseignements aimables à la gare des Avants.

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MessageSujet: Rivières à découvrir en Suisse   Ven 08 Juil 2011, 19:57

Aux Diablerets, deux torrents capricieux font la Grande Eau
( Source 24 Heures.ch)

Quand on entre dans la ville d’Aigle, en arrivant de Villeneuve, qu’on soit sur l’autoroute ou sur la route cantonale, on passe sur la Grande Eau. Mais d’où vient-elle, où naît-elle, cette rivière dont la couleur varie très vite selon le temps qu’il fait là-haut? Justement, c’est où, là-haut? En fait, la Grande Eau naît de deux torrents d’humeur variable, du côté des Diablerets.

Un cirque impressionnant
Le premier, c’est… la Grande Eau elle-même, plutôt fluette par temps sec ou quand la neige des glaciers ne fond pas, mais capable de devenir terrifiante quand les orages s’en mêlent ou que le soleil accélère la fonte. A Creux-de-Champ, au fond de la station, le torrent chute dans la roche en suivant le lit de granit qu’il s’est lui-même creusé. On part à pied du village, on suit un bout de route, puis de chemin dans la forêt et, après trois quarts d'heure, on débouche enfin dans un grand cirque qui offre, au bout du regard, une paroi magnifique d’où descendent les eaux.

On mesure ici, face aux rives rongées, au lit fait et défait, déplacé, la puissance que peut prendre le torrent quand les éléments se déchaînent. C’est beau, mais âpre. Ou âpre, mais beau. On peut marcher «un bon bout», comme on dit dans le canton, s’approcher du fond du cirque, de la cascade, mais sans exagérer car, selon les périodes de l’année, les chutes de pierres peuvent prendre une dimension impressionnante.

Balade tout en fraîcheur
L’autre torrent qui engendre la Grande Eau, c’est le Dar. On le trouve facilement, aux Diablerets, après avoir passé le pont d’Aigue-Noire et marché quelque 300 mètres. Alors commence, en direction du col du Pillon, une balade vraiment sympa et idéale pour l’été puisqu’elle s’étire en majeure partie dans la fraîcheur de la forêt. Les premiers pas mènent à un pont suspendu fort utile et charmant (bâti là après la crue dévastatrice de 2005).

On marche, on monte, le Dar nous accompagne, nous guide vers la cascade qu’on atteint après, disons, une heure et demie à deux heures de montée. Celle-ci est tout en lumières, en fleurs, en sous-bois à champignons, en recoins agréables. Et les points d’accès à l’eau, pour un instant de repos, ne manquent pas.

Quand on quitte l’ombre pour le soleil, pour la chaleur, la cascade du Dar n’est pas loin. Là aussi, les graviers et les pierres chamboulés disent la furie des eaux par conditions extrêmes. Mais par temps calme, quelle beauté: la cascade chute avec fracas, offre marmites et tourbillons. Soyons prudents! Les enfants et les marcheurs peu sûrs éviteront de monter trop haut, suivront bien le sentier.

Les amateurs de via ferrata, eux, peuvent, bien équipés, s’offrir de belles émotions. Dans les environs immédiats, c’est le brumisateur permanent. Dans certaines petites chutes (pas si petites que ça!), on peut tremper les pieds. Toute l’eau qu’on voit descendre file vers la vallée, vers les gorges, et va rejoindre le Rhône, à Aigle.

Pratique
Aller à Creux-de-Champ On peut monter en train depuis Aigle et, de la gare des Diablerets, marcher jusqu’à la passerelle d’Aigue-Noire, après les tennis.
Le trajet est indiqué. Compter une heure et demie de marche avec des enfants.
Les crues de 2005 ont fait des ravages, et constater les déchirures de la rivière est un spectacle en soi. Mais il ne faut se rendre à Creux-de-Champ que par beau temps assuré, sans orage ou grosse pluie à l’horizon, car le torrent gonfle vite. On peut s’arrêter, sur le chemin, à la buvette de Toni, où sont servis des fromages des chèvres qu’on voit dans le vallon.
Aller à la cascade du Dar De la passerelle d’Aigue-Noire, partir en direction du Pillon. Compter une heure et demie de marche, à l’ombre. On peut aussi partir du Pillon (où l’on monte en car postal) et descendre vers la cascade, puis vers Les Diablerets. A l’Office du tourisme de la station, on est reçu avec amabilité et on trouve d’excellentes cartes utiles pour en savoir bien plus.

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Dernière édition par karine73 le Ven 08 Juil 2011, 20:28, édité 1 fois
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